Qu'est-ce que Xylon Québec ?
Son histoire …
En 1982, afin de faire connaître la gravure sur bois du Québec et de sortir les graveurs québécois de l'isolement, dû à leur situation géographique,
Bill Vincent, Francine Simonin, Mario Pouliot, Vincent Théberge et Francine Beauvais constituent légalement, sous le nom de Xylon Québec
(Canada), dit Xylon Québec pour les fins de ce texte, la section nationale québécoise de Xylon international, qui la reconnaît officiellement
en 1985. Ainsi, se crée Xylon Québec, société à but non lucratif. Les graveurs québécois accèdent alors à l'information dispensée par la société
mère et participent aux triennales, ce qui leur permet de situer périodiquement leur production par rapport à celle de leurs collègues étrangers.
Désormais, des liens artistiques sont établis à l'extérieur du Québec, allant même jusqu'au parrainage.
… ses objectifs spécifiques et sa délinquance thématique !
Seuls les livres, surgis de l'œuvre commune, canalisent cette multiplicité foisonnante sous un même thème poétique,
toujours empreint de nordicité et d'américanicité, puisque les auteurs, sources d'inspiration, parlent du Québec,
en proposent les aspirations et déceptions, parmi vents et vastes étendues (Témiscamingue), eau et neige, forêt nommée (Pointe bleue)
ou anonyme de pins, sapins, épinettes, bouleaux, mélèzes, cèdres, peupliers et chênes, lacs et poissons, flore et faune (mésanges, chardonnerets,
cerfs, orignaux et marmottes), tous enrobés des quatre saisons de l'été, l'automne, l'hiver et le printemps, aux couleurs et climats bien campés.
En plus de sculpter le bois, les artistes de Xylon Québec en parlent et l'imaginent. Ils intègrent à leurs œuvres les vers empruntés aux poèmes
et les illustrent. Nicole Malenfant confirme cette unicité de la gravure québécoise: "La rencontre du poète, de l'estampier, du typographe et
du relieur a connu au Québec un destin qui n'a cessé de fasciner chaque génération d'artistes", réunie autour d'un livre d'art
(L'estampe originale au Québec 1980-1990, Bibliothèque nationale du Québec et Conseil québécois de l'estampe, Montréal, 1991, p. 21).
Ainsi, les livres s'ouvrent-ils sur des images porteuses de la trace de la langue française. "L'estampe n'est plus ici seconde … elle n'est pas là
pour "illustrer" le texte : elle est simplement un autre texte, une autre manière de dire quelque chose d'autre qui, sans doute, ne pourrait être
dit d'une autre façon … " (Jean Dumont, XYLON DEUX). |
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